La face cachée du coworking

La face cachée du coworking

Je trouve que la façon dont l’univers du coworking est présenté dans les médias est parfois trompeuse : ce serait un monde dans lequel tout le monde s’aime et où tout est rose…? Pour avoir créé et pour gérer au quotidien depuis maintenant 2 ans et demi un espace de coworking, je peux vous assurer que la réalité est toute autre. C’est le message que je veux faire passer aujourd’hui à tous les porteurs de projet qui souhaitent se lancer dans l’aventure du coworking, et que j’accompagne désormais.

La convivialité dans un espace de coworking : pas si simple

Evidemment, plusieurs modèles de coworking existent. Les petits, les grands, les indépendants, les franchises, les coffices, les très pros, les très ouverts, les ESS… Mais ce qui est rigolo (vous pouvez vérifier), c’est que tous revendiquent exactement la même valeur ajoutée –> un espace de travail partagé performant et un réseau convivial. Vous allez me dire, en même temps, c’est logique, puisque c’est plus ou moins la définition du coworking. La plupart des espaces joue vraiment le jeu, mais certains usent et abusent de cette mode pour entrer dans la place et simplement convertir des bureaux classiques en espace de coworking en mettant 2 coups de peinture jaune et en changeant 3 chaises (quand je dis « mode », ce n’est pas que je pense que ce soit éphémère, mais que le côté tendance du coworking crée un opportunisme de marché). La conséquence ? Un marché où plus personne ne comprend vraiment ce qu’est le coworking et qui dévoie le concept originel et génère de grandes déceptions chez certains coworkers.

Non pas qu’un modèle soit plus pur que l’autre, simplement il ne faut pas me faire croire que la convivialité peut exister réellement dans un espace de 4000m2 ou plus. J’ai visité ces espaces. J’ai échangé avec d’anciens coworkers de ces espaces. Oui, ils peuvent trouver des opportunités d’affaires. Non, ils ne sont pas dans un environnement convivial et dans un climat de confiance, entourés de personnes qu’ils connaissent et croisent au quotidien (sauf en intra-entreprise, ce qui est assez éloigné de l’idée de départ). J’ai coutume de dire que la confiance existe bel et bien entre coworkers le jour où aucun coworker ne se pose la question de laisser traîner son MacBook Pro sur son poste de travail lorsqu’il va déjeuner.

Et ne me dites pas qu’un réseau social peut remplacer le contact réel (c’est simplement un outil de facilitation), ou qu’un réseau peut s’étendre à l’infini : en fait, le chiffre pivot se situerait autour de 100 personnes (déjà démontré par de multiples études scientifiques, notamment par l’étude de groupes de primates). Au-delà d’une certaine taille, on ne peut que retomber dans la logique du centre d’affaires, qui a bel et bien de beaux jours devant lui, mais n’a rien à voir avec un espace de coworking.

Le modèle économique d’un espace de coworking : pas si simple

A en croire les articles sur le sujet, le coworking est l’eldorado du marché des bureaux. Hum, comment dire… Si on reprend la définition du coworking, il faut :

1/ mettre à disposition des coworkers des postes de travail (en open space, en bureau fermé… attention là encore à la proportion, si on veut réellement être un espace de coworking : l’effet couloir des pépinières de l’ancien temps n’est pas loin),

2/ proposer un cadre qui suscite les échanges, et donc amène cette fameuse convivialité.

On est d’accord que la première dimension requiert de proposer un espace de travail suffisamment spacieux, ergonomique et modulable pour répondre aux usages qu’en font les coworkers quotidiennement ?

On est d’accord que la deuxième dimension nécessite une présence au quotidien pour animer le lieu et créer du lien entre les coworkers ?

Tout ceci a un coût. L’espace se trouve en ville ? La taille critique pour couvrir la rémunération de cet/ces animateurs sera vite atteinte, mais le foncier est cher (et nous avons vu que la taille a ses limites). L’espace se trouve à la campagne ? Le foncier est moins coûteux, mais le potentiel de ce marché est réduit et la taille critique pour couvrir un salaire sera donc très difficile à atteindre. Il est assez simple de comprendre que ce concept ne peut qu’être moins rentable que des espaces de bureaux classiques, surtout si on y ajoute le critère de la prévisibilité des revenus (bail 3/6/9 vs flexibilité totale).

Conclusion ? Un espace de coworking s’inscrit dans une démarche d’économie sociale et solidaire : un tel lieu constitue une brique du dispositif de développement économique, social et environnemental d’un territoire. A ce titre, il ne doit pas pour autant vivre sous perfusion de subventions publiques, ce qui le rendrait très vulnérable à toute réorientation politique, mais il doit bénéficier du soutien des collectivités locales (aide à l’amorçage, effort de communication, organisation d’événements communs, simplification administrative, mise à disposition de locaux le cas échéant…) et être perçu comme une opportunité et une source d’économies pour l’acteur public.

Mais pourquoi tant de porteurs de projet se lancent dans l’aventure, si ce n’est pas rentable ? D’abord, beaucoup s’y lancent en imaginant qu’ils vont très bien gagner leur vie avec leur espace de coworking. Sauf cas particulier, c’est faux et cette erreur tient au relais médiatique qui en est fait actuellement (consultez les comptes des principaux espaces !). D’autres ont conscience en amont de l’ouverture de leur espace qu’ils ne pourront pas se rémunérer avec cette activité, mais ils y voient l’opportunité de travailler dans un lieu partagé, ce qui peut constituer un véritable levier de croissance pour leur propre activité (c’est le cas de nombre de graphistes ou développeurs qui bénéficient d’un tel réseau, c’est mon cas également). Enfin, certains projets naissent d’un collectif, intégrant parfois des acteurs publics et privés, qui créent ensemble un espace pouvant profiter à tous, dans l’intérêt collectif. C’est une solution idéale qui incarne bien les valeurs du coworking, mais elle est au moins aussi difficile à pérenniser que les autres modèles et encore très rare.

Après ces précisions, vous comprendrez que personnellement, avec mon petit espace de coworking perdu au milieu de la campagne, qui dispose de 25 postes de travail, je ne me sens aucunement menacée par WeWork ou un autre gros acteur. Pas assez rentable pour eux. Pas le modèle attendu par les coworkers locaux. Je suis par ailleurs ravie d’avoir créé Le 50 Coworking, même si l’espace en lui-même ne me permet pas (et ne me permettra jamais) de me rémunérer : c’est un terrain de jeu passionnant et qui vient enrichir mon expérience pour proposer des accompagnements toujours plus pertinents aux porteurs de projet et aux entreprises que je conseille et que je forme.

Je souhaite simplement sensibiliser ceux qui ne sont pas immergés dans l’univers du coworking au quotidien au fait que les apparences sont parfois trompeuses…

Les slasheurs et autres barbarismes langagiers du monde du travail de demain

Slasheurs, Blurring, Chief Happiness Officer, Burn-out… Ce ne sont pas de simples et charmants anglicismes.

On dirait que certains s’emploient à inventer chaque jour de nouveaux termes inaccessibles à ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespeare, mais aussi à tous ceux qui ne passent pas leur temps sur les webzines (magazines en ligne pour les intimes). Car même quand on parle anglais, désolée, mais le blurring n’est pas très explicite en soi : ça veut dire brouiller, estomper, troubler, flouter… De là à faire naturellement le lien avec la disparition progressive de la frontière entre vie personnelle et vie professionnelle, il faut tout de même avoir de l’imagination.

Alors voilà : j’ai décidé de vous faire un petit lexique de tous ces barbarismes langagiers, et j’en profite aussi pour vous en proposer une analyse critique, qui n’engage que moi. Utilisez le contenu de ce dossier pour briller en société, ou partagez-le avec vos amis si vous êtes beau joueur ! Je suis preneuse de vos retours…

Les slasheurs : génies ou usurpateurs ?

Définition : Un slasheur est un Multi-entrepreneur. Plus généralement, c’est une personne qui revendique le fait d’avoir plusieurs identités dans sa vie professionnelle. Source

Un slasheur, c’est donc un butineur, un multi-casquette, un homme (ou une femme) orchestre. Quelles sont les réalités cachées derrière cette tendance ?

D’abord, cela implique une envie de diversification dans les tâches professionnelles : halte aux missions répétitives et sans surprise, cadencées, normées… C’est l’aventure ! Tu fais quoi dans la vie ? Je suis responsable des visites et de l’entretien dans un musée et je crée des lampes… Je suis agent immobilier et je crée des tableaux inspirés de la chromothérapie… Je suis fondatrice d’un espace de coworking et je participe à des projets cinématographiques… (Tous ces exemples sont vrais !) Aucun jour ne ressemble au précédent ou au suivant.

Mais c’est aussi, assez paradoxalement, la sécurité : qui ne connaît pas le fameux adage de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier ? C’est exactement ce que fait le slasheur. Il développe plusieurs activités, souvent complémentaires et connexes, mais néanmoins indépendantes les unes des autres. Cela lui assure un confort certain dans l’hypothèse d’un arrêt de l’une de ses activités. Au-delà du confort matériel que cela procure, c’est un confort psychologique qui limite la pression que peut exercer chaque client / commanditaire sur le slasheur, qui peut choisir plus librement de mettre fin à une relation professionnelle qui ne le satisferait plus. C’est aussi la garantie d’un pivot sans cesse renouvelé, pour que ses activités répondent au mieux aux besoins de ses marchés et s’adaptent aux évolutions de notre société. Le slasheur est donc aussi un opportuniste, qui écoute et s’ajuste en fonction de ce qu’il entend et perçoit. Il est aussi parfois légèrement schizophrène et souvent surbooké, mais c’est une autre histoire.

Le revers de la médaille, c’est le pendant des arguments précédents, à savoir que le slasheur peut difficilement être considéré comme un spécialiste, et peut alors ressentir le syndrome de l’usurpateur : j’interviens sur un énième sujet, suis-je réellement capable de mener à bien ma mission ? Suis-je crédible ? Dans les faits, la variété des expériences et le large spectre des centres d’intérêt est le plus souvent un gage de compétence et de sa capacité à voir plus loin ou hors cadre. Si tant est que le slasheur soit réellement un passionné, et non pas un simple indécis voire un éternel insatisfait, qui se cherche et ne se trouve jamais…

Pour aller plus loin

Le blurring, ou quand son job devient sa vie (et inversement)

Définition : Le blurring signale que la frontière entre vie privée et professionnelle s’estompe, que les domaines du travail et du « perso » deviennent flous. Source

Le blurring est lié à 3 phénomènes distincts :

En premier lieu, l’hyper-connexion des professionnels, qui sont reliés à leur bureau en permanence par des outils toujours plus nomades : smartphone en tête. Comment s’arrêter de jeter un œil à ses mails lorsqu’on les reçoit à toute heure et en tout lieu directement sur son téléphone ? Comment faire la part des choses lorsqu’on travaille en partie chez soi, dans les transports, au café…? Le nomadisme professionnel et les outils technologiques associés ont clairement modifié les frontières entre le monde professionnel et la sphère privée.

Le cabinet Page Group a publié en 2017 une étude, mettant en avant les faits suivants :

  • 71% des salariés utilisent leurs propres appareils à des fins professionnelles ;
  • 55% des entreprises françaises donnent des smartphones à leurs salariés ;
  • 78% des managers sont sollicités par leur travail en dehors de leurs horaires professionnels ;
  • 3 salariés sur 4 consultent leurs e-mails ou répondent à des appels professionnels en dehors de leur temps de travail ;
  • 48% travaillent pendant leurs vacances.

Ici, le problème vient principalement du rapport hiérarchique et des objectifs de performance définis entre l’entreprise et son salarié. Le blurring est alors subi.

En second lieu, nombre de professionnels ont fait des choix de carrière « passion », en optant pour un métier qui les fait vibrer, qui rejoint leurs centres d’intérêt privés et empiètent donc inévitablement l’un sur l’autre. Beaucoup se réjouiront de ce recentrage : « Le plus beau des métiers, c’est de vivre de sa passion. », François Salvat de Montfort. Pour ceux-là, on parle de blurring volontaire, puisqu’ils choisissent leur situation. C’est typiquement l’artisan qui travaille dans l’appentis au fond de son jardin, organise des ateliers et des ventes chez lui, repart travailler pour peaufiner un détail de sa dernière création quand les enfants sont couchés…

En troisième lieu, les nouveaux espaces de travail, comme les espaces de coworking, du fait même de leur caractère hybride, proposent des activités à cheval entre l’univers personnel et professionnel. Là encore, le blurring est volontaire, puisque les coworkers adhèrent à un concept qui mixe explicitement travail et convivialité. Celui avec qui on a partagé un repas hier devient le client de demain, on croise l’enfant de l’un ou le chien de l’autre entre 2 réunions. Finalement, c’est le grand retour d’un environnement de travail paternaliste, comme a pu l’être Michelin il y a quelques décennies. Sauf qu’aujourd’hui, chacun peut faire ses choix, sans pression hiérarchique et injonction d’en être ou pas.

Quelle que soit l’origine de ce mélange des genres, le but est probablement de ne pas se laisser envahir par une dimension de sa vie, au détriment des autres. Lorsque le travail, aussi passionnant soit-il, devient notre seule raison de vivre, plusieurs effets nocifs évidents peuvent apparaître :

  • le trop-plein, qui génère un effet de stress et une baisse de performance et d’envie (et parfois même conduit au burn-out),
  • le délaissement des autres aspects de sa vie (éloignement de la famille, des amis, défaut d’activité sportive…)
  • en cas de pépin du côté professionnel, la chute n’en est que plus dure

Alors, qu’en conclure ? Chercher l’alignement entre les différents aspects de sa vie est salutaire pour se sentir en cohérence avec soi-même. La recherche des équilibres est ensuite bien subtile et implique des ajustements constants. Des outils existent pour se poser ces questions au quotidien, notamment la roue de la vie :

Pour bien utiliser cet outil, vous pouvez consulter les nombreuses ressources existant sur Internet. Le principe est simple : l’objectif n’est pas d’équilibrer de manière arbitraire chacune de ces catégories, ou même de conserver toutes celles qui sont mentionnées ici. Vous pouvez considérer que l’une d’elles ne vous correspond pas et choisir de la remplacer par une autre. Commencez par faire le diagnostic de la répartition actuelle de votre temps. Posez-vous la question de la justesse de cette répartition par rapport à vos objectifs, et imaginez la répartition idéale pour vous, pour demain. Et déclinez des actions vous permettant de vous en approcher… tout en vous posant régulièrement la question de la répartition idéale, en fonction de vos évolutions !

Pour aller plus loin

Les « out » : Burn-out, Bore-out et Brown-out, où comment dire avec des mots compliqués qu’on n’en peut plus de son boulot

Vous avez déjà dû entendre parler du Burn-Out. C’est un syndrome d’épuisement lié au travail. En résumé, vous en avez fait trop, tellement trop, que votre corps vous a dit NON. Ou plutôt, puisque vous n’avez pas voulu l’entendre, il vous l’hurle. Un beau matin, vous n’arrivez carrément plus à sortir de votre lit. Et là, c’est le drame, parce que dans votre organisation, tout repose sur vous : emmener les enfants à l’école, faire les courses, rendre le rapport ultra confidentiel que la direction attend… Et bien, tout cela attendra. Car là, maintenant, tout de suite, vous n’êtes plus capable d’enfiler vos pantoufles sans faire un malaise.

Commence alors un long processus : le choc de la surprise, la prise de conscience, l’angoisse, le désespoir, le lâcher-prise… et la reconstruction. Qui conduit souvent à de profonds changements, personnels et professionnels. Difficile de résumer le Burn-out en quelques lignes. En tout cas, il ne faut pas hésiter à s’adresser à des professionnels qui pourront vous aider dans cette épreuve. Notamment un sophrologue ou un hypnothérapeute, familier des risques psycho-sociaux.

Le Bore-out est un peu moins connu, mais tout aussi destructeur. Il s’agit de l’ennui profond ressenti dans un travail qui ne nous correspond pas… Vous occupez votre journée à des tâches sans intérêt, et vous les réalisez sans envie. Vous vous ennuyez, par manque de contenu ou parfois par l’absence même de travail à fournir. J’ai vécu cela lors d’un stage (heureusement !), durant lequel, malgré mes demandes répétées, je n’avais pas assez de travail à faire pour occuper ma journée. J’ai donc décidé d’apprendre par cœur le nom et les numéros des départements français… On s’occupe comme on peut ! Si c’était à refaire avec les moyens actuels à notre disposition, je pense que je suivrais un MOOC ou deux, histoire d’apprendre dans un environnement collectif. Je vous recommande à ce titre l’Université des Colibris, dont les enseignements variés et de qualité sont une manne d’inspiration.

Enfin, le Brown-out correspond à la douleur et au malaise ressentis suite à la perte de sens de ses objectifs de travail et à l’incompréhension complète de son rôle dans la structure de l’entreprise. Typiquement, vous faites partie d’une grande entreprise, vous gérez des projets certes ambitieux mais déconnectés de toute réalité et de votre quotidien. Vous travaillez en silo, sans vision d’ensemble et de vision. Vous ne savez plus vraiment à quoi sert votre implication, car vous n’en voyez pas les effets, ou pire encore, vous avez l’impression d’aller à l’encontre de vos valeurs ou de votre philosophie de vie. Vous êtes en quête de sens.

Pour traiter un syndrome « Out », quel qu’il soit, le recours à un coach en développement personnel ou en orientation peut être salutaire. En effet, au-delà du bilan de compétences, un coach vous aidera à identifier vos motivations profondes et à trouver une activité professionnelle qui réveillera votre envie sur le long terme et vous révèlera ainsi à vous-même.

Mais vous me direz : ils ne se posaient pas toutes ces questions, dans les générations précédentes… C’est vrai, ça ? Il faut dire que notre système scolaire et social a joué à merveille son rôle de conditionnement pendant de longues décennies : une formation, un métier, une famille. Et hop ! Emballé, c’est pesé ! Aujourd’hui, les consciences s’éveillent. Est-ce un bien ou un mal ? C’est un fait. Alors peut-être va-t-il falloir revoir aussi notre système éducatif pour que nos enfants se posent de nouvelles questions, et pas uniquement celles des notes et de la conformité ?

Pour aller plus loin

Les solutions du moment : Détox digitale, QVT et Télétravail

On peut mettre ici de côté le cas des slasheurs, qui ne posent finalement pour unique problématique que de rendre un peu plus complexe l’appréhension d’un profil professionnel. Nous allons nous y habituer.

Concernant les autres syndromes évoqués, des solutions semblent poindre.

Pour résoudre la problématique du blurring, et plus exactement du blurring subi, l’un des axes de réflexion tourne autour de la détox digitale. Si nous nous séparons de nos outils connectés, forcément, nous résoudrons une grande partie du problème. Le législateur est passé par là en créant un droit à la déconnexion pour les salariés. Il a été intégré dans la Loi Travail du 21/07/2016. « L’objectif du droit à la déconnexion est de permettre aux salariés de concilier vie personnelle et vie professionnelle, tout en luttant contre les risques de burnout. Pour cela, ils doivent avoir la possibilité de ne pas se connecter aux outils numériques et de ne pas être contacté par leur employeur en dehors de leur temps de travail (congés payés, jours de RTT, week-end, soirées…). Ce droit à la déconnexion concerne tous les salariés, principalement ceux qui ont opté pour le télétravail ou qui bénéficient du statut cadre. » Source

Pourtant, on le sait très bien, une loi a toujours un pouvoir limité, surtout lorsqu’elle n’est pas coercitive et basée sur des critères d’évaluation mesurables. C’est ce que démontre une étude Ipsos, réalisée en juillet 2017, qui constate que 78% des cadres consultent encore leurs communications professionnelles durant leur temps personnel. La loi ne suffit pas, encore faut-il que les individus changent leurs habitudes. Je vous laisse imaginer un cadre d’une grande entreprise qui invoque son droit à la déconnexion auprès de sa direction dans un contexte de crise interne (chez Lactalis ces dernières semaines, par exemple ;-). «Le problème, ce n’est pas le numérique en soi, c’est la valorisation du court terme, de l’immédiateté, de la réactivité dans les entreprises. En conséquence, on se dit que c’est dangereux de faire une entreprise de déconnexion : au fond, on a peur qu’on n’ait pas besoin de nous. Or, plus je suis sollicité, plus j’existe. On crée une sorte d’auto contrôle à base de stress». C’est le sociologue Dominique Boullier qui le dit.

Un autre outil peut être utilisé, celui de la qualité de vie au travail, appelée communément par les spécialistes la « QVT ». Dans certaines entreprises, elle s’incarne « bêtement » par la nomination d’un Chief Happiness Officer, l’installation d’un baby-foot dans la salle de pause ou l’instauration d’une séance de yoga hebdomadaire. Vous aurez deviné que j’envisage la chose sous un angle légèrement plus large. A savoir, une réelle prise en compte des besoins des collaborateurs, avec l’aide d’une enquête de satisfaction. Comment intervenir sur les bons sujets si on n’en a pas dressé le diagnostic ? Encore faut-il être prêt à entendre ce qu’ils ont à dire et se donner les moyens d’agir. Y compris pour faire évoluer les mentalités et la culture de l’entreprise si besoin.

Un troisième axe a tenu une place de choix dans les médias ces derniers mois. Il s’agit du télétravail. En effet, les ordonnances du 22 septembre 2017 ont assoupli les règles de mise en œuvre du télétravail. Là encore, gardons en tête qu’une loi ne fait pas tout. Il suffit pour cela de voir les raisons pour lesquelles le télétravail est parfois refusé : question de responsabilité ou d’assurance, peur du précédent… En réalité, il existe une réelle problématique de manque de confiance et d’un défaut d’outils proposés aux managers pour assurer cette révolution. Vous me voyez venir : il y a des experts, pour ça ! En particulier, les coachs en management. Et aussi, les espaces de coworking, qui proposent un cadre de travail propice pour les salariés et rassurant pour l’entreprise.

Pour aller plus loin

Vous l’aurez compris, il est donc finalement plus question de changements profonds et structurels, que d’outils ou de lois. Comment s’assurer que chacun se sente à sa place ? Comment faire confiance à ses équipes en tant que manager ? Comment mettre en place un système à la fois efficace et responsabilisant ? Comment repenser un environnement de travail inspirant et innovant ? Comment amener une entreprise à travailler avec des profils atypiques ? Cela passe là encore par un accompagnement par les bons professionnels.

Vous voulez lancer une telle réflexion dans votre entreprise ? Je peux vous proposer un accompagnement sur mesure pour en faire un réel projet stratégique à long terme. Pas seule, évidemment. Notre époque est celle des « Out », mais aussi des « Co ». Consultante-projet, je travaille en partenariat étroit avec un cabinet spécialisé dans les mutations du travail, des coachs en management et en développement personnel, des professionnels du bien-être, des formateurs et facilitateurs, des agenceurs d’espaces… Nous accompagnons des projets et des entreprises vers une organisation augmentée, intelligente et réactive. Et surtout, motivée et pérenne !

En attendant de parler de vos projets, j’espère que ces quelques réflexions vous auront permis de prendre du recul et d’enrichir vos réflexions.

Futurs entrepreneurs, inspirez-vous des autres pour mieux tracer votre propre route !

Nous sommes nombreux à avoir un jour réfléchi à quitter le monde du salariat. Si contrairement à moi, vous ne vous êtes pas encore lancé, vous devez avoir une foultitude de questions, auxquelles il vous faut trouver les réponses.

Parmi les plus cruciales, vient la question : Mais pour quoi faire ? Continuer le même métier pour votre propre compte ? Accomplir un rêve d’enfant ? Il s’agit avant tout de trouver LA bonne idée de business, qui vous permettra de vous épanouir, d’utiliser vos talents et… de gagner votre vie. Pour cela, il faut à la fois exploiter vos forces et vos envies, et définir un concept qui soit vendeur, qui interpelle, qui résonne dans l’esprit, voire dans le cœur, de vos futurs clients.

Les ressorts profonds

Cette envie de changement cache la plupart du temps une quête de sens et d’équilibre. Quête de sens, pour s’engager dans une activité qui s’inscrit dans notre modèle de valeurs et dans notre vision du monde. Quête d’équilibre, pour être en cohérence avec nos savoir-faire, nos savoir-être, et notre situation personnelle. Difficile d’envisager un métier qui implique des déplacements constants dès lors qu’on souhaite privilégier sa vie de famille. Compliqué de s’orienter vers une activité qui requiert des compétences que l’on n’a pas validées et qui demandent un lourd parcours de formation. Encore que… Tout dépend de votre situation !

Pour ma part, le moment où je me suis sentie prête était un véritable alignement de planètes : un déclencheur professionnel (un poste, un manager qui ne me correspondait plus), une expérience significative dans des fonctions transversales derrière moi (un côté couteau-suisse réutilisable dans d’autres métiers), un réseau professionnel étoffé (qui pouvait me soutenir, créer des rencontres, m’accompagner techniquement, constituer ma base de premiers clients), une épargne suffisante pour me donner l’oxygène nécessaire au lancement initial… et une idée !

La bonne idée

Pour ce qui est de l’idée, le fait de se maintenir en veille constante des innovations, projets, tendances…, de faire preuve de curiosité, de participer à des salons, ateliers, tables-rondes…, peut grandement aider à l’émergence d’un Eureka. Avant de choisir le coworking, j’avais envisagé bien d’autres options : une laverie automatique intégrant un cyber café (2003), une activité de wedding planner (2009), un lieu de vie et d’échanges pour les enfants et ados avec librairie et ateliers DIY (2014)… Toutes ces activités étaient sous-tendues par des modèles économiques potentiellement viables. Pourtant, je ne me suis pas lancée. Qu’est-ce qui m’a retenue ? Une petite voix dans ma tête… Je n’y croyais qu’à moitié. Et mon véritable Eureka est arrivé. C’était il y a 5 ans, au Salon des Entrepreneurs, lorsque j’ai assisté à une conférence à propos de l’univers du coworking. Aujourd’hui, je peux dire que cela a été une vraie révélation. A l’époque, j’y ai simplement vu un sujet d’intérêt parmi tant d’autres, pour la salariée que j’étais, qui s’est progressivement transformé en projet concret au fil de mes découvertes : les tendances lourdes qui sous-tendaient la croissance de ce marché, la rencontre de personnes impliquées dans cet univers, passionnées d’expérimentation et de prospective, la philosophie collaborative, la conviction que ce service était pertinent dans mon environnement immédiat et que je disposais des capacités nécessaires pour conduire un tel projet.

Ne vous y trompez pas : le but n’est certainement pas de suggérer à tous les futurs entrepreneurs de se lancer dans le coworking. Mon exemple a pour objectif de vous montrer que la créativité émerge souvent de la sérendipité, la rencontre fortuite. Son gros avantage est qu’elle permet un véritable cheminement, un parcours intérieur, bien plus que de se voir asséner que tel secteur ou tel métier EST le bon plan de demain, comme on peut le lire en Une de certains magazines économiques. Le bon plan, c’est de faire vos choix en conscience, selon vos propres critères. Mais ce n’est pas parce qu’on parle de sérendipité que l’idée va vous tomber toute crue dans le bec. Cela veut dire que plus vous multiplierez les occasions d’échanges, d’information, de réflexion, et plus vous aurez de « chances » de trouver (construire) enfin cette bonne idée. D’où l’intérêt de frayer avec l’univers du coworking, qui regorge d’entrepreneurs plus créatifs les uns que les autres !

Les projets inspirants

En attendant votre passage au 50 Coworking ou ailleurs, je contribue à votre réflexion en vous soumettant quelques projets passionnants qui ont vu ou sont en train de voir le jour en ce moment. Quelques idées inspirantes. Que je vous laisse décortiquer pour y trouver la substantifique moëlle qui vous amènera à creuser votre propre sillon.

www.jobsenboite.com

Encore une idée de service que j’ai eue, mais pas la première… Si vous vous interrogez sur une réorientation professionnelle majeure, ce site vous permet de tester un job pendant un temps court (1/2 journée ou journée), en partageant le quotidien d’un professionnel établi. Un « Vis ma vie » sans passer à la télé, en fait ! J’adore, car c’est top en cas de questionnement professionnel, mais aussi comme idée de business.

Les sites sur le sujet foisonnent : www.viemonjob.com, www.testunmetier.com, www.lesavoirfaire.fr… Vous avez le choix !

www.etic.co

ETIC est une foncière qui crée, finance et gère des espaces de bureaux et de commerces dédiés aux acteurs du changement sociétal. Elle a déjà lancé de nombreux projets en France, qui ont pour triple objectif de proposer des espaces professionnels à loyer modéré, de réhabiliter des bâtiments dans une logique de haute qualité environnementale, et de préserver le patrimoine immobilier ancien. Par exemple, la récente rénovation du Château de Nanterre est leur œuvre ! Le modèle économique se base sur une juste répartition de la valeur créée.

www.lamarqueduconsommateur.com

Vous avez forcément entendu parler de la brique de lait « C’est qui le patron ? ». Une marque lancée l’an dernier et qui vient de faire un bilan plus que positif de cette première année d’exploitation. Il faut dire que la marque est guidée par le bon sens : rémunération plus juste des éleveurs, traçabilité des produits et cahier des charges assurant un niveau de qualité supérieur. Après le lait, d’autres produits vont débarquer dans les rayons de nos commerces, affaire à suivre ! Les annonces de rachat de grandes surfaces par des coopératives de producteurs se multiplient, et vont dans la même direction.

Vous l’avez sûrement remarqué, ces projets ont des points communs. Des tendances de fond font frémir notre économie, parmi lesquels la recherche de sens et de convivialité, le retour au local et la (re)prise de contrôle sur les circuits de mise en relation et de distribution. J’ai volontairement choisi des entreprises à but lucratif, pour démontrer qu’une activité peut être responsable et viable économiquement. Evidemment, cela ne remet en rien en cause le rôle fondamental joué par les nombreuses associations actives dans toute la France.

Les meilleures sources

Au-delà de ces quelques exemples qui ont résonné en moi, certains médias vous permettront d’aller beaucoup plus loin dans vos recherches.

www.kaizen-magazine.com

L’idée de ce magazine est simple : « Construire un autre monde, pas à pas ». Et oui, un peu d’ambition ne fait jamais de mal ! Tout est dit dans le nom, puisque Kaizen signifie en japonais : « changement » (kai) « bon » (zen). Directement lié au Mouvement des Colibris, qui incite chacun à faire sa part en ce bas monde, le magazine relaie toutes les initiatives populaires positives, et propose des dossiers de fond pour nous éclairer sur le monde qui nous entoure, avec un regard neuf. Jetez aussi un œil à www.colibris-lafabrique.org, qui recense des projets pour en faire des cas d’école et/ou échanger des compétences et des ressources.

www.europe1.fr/emissions/circuits-courts

Europe 1 vient de lancer une émission quotidienne sur la thématique des circuits courts : une mine d’idées et d’informations sur les initiatives citoyennes, à écouter en live ou en podcast ! Quelques exemples de sujets déjà abordés : Ces cadres qui changent de vie et deviennent artisans ; Et si l’arbre était l’avenir de l’Homme ? ; A quoi ressemblera la ville de demain ?.

www.bonnesnouvellesdujour.fr

Dans le prolongement de mon article « Adoptez la Feel Good attitude ! », ce site s’est donné pour mission de diffuser toutes les bonnes nouvelles, avec l’idée que : « De mauvaises nouvelles peuvent en cacher une bonne ». Déjà, c’est rafraîchissant et ça nous fait travailler les zygomatiques et donc les endorphines, et donc la part créative de notre cerveau ; mais en plus, certaines (bonnes) nouvelles sont de réelles sources d’inspiration.

www.1001startups.fr

Ce site se dit « Le média des start-ups et entrepreneurs ». Il met en lumière l’activité de tout un tas de jeunes start-ups et traite de sujets de société dans son magazine en ligne. Sont aussi proposés de multiples formations, informations et outils à destination des entrepreneurs de tous poils.

www.twitter.com

Le concept du Hashtag est tout de même une belle invention. Vous voulez tout savoir sur un sujet en particulier ? #coworking, et vous voilà en lien avec tous ceux qui se sont emparés du sujet et tout le contenu qu’ils ont partagé. Trop bien quand même. Dans le même esprit, les alertes automatiques sur Google sont extrêmement utiles lorsqu’on souhaite réaliser une veille régulière sur un sujet (Google Alertes).

A vous de trouver parmi ces sources fertiles LE truc qui est fait pour vous, ou en tout cas le premier fil de la pelote que vous déroulerez ensuite. Et de voir si vous êtes en mesure, ici et maintenant, de vous lancer ou non. Si non, d’envisager les étapes qui vous permettront de le faire demain. Ou pas. Car il ne faut pas oublier les autres points communs de tous les projets d’entrepreneuriat (ou presque) : vous allez faire des tâches très rébarbatives une partie significative de votre temps, au moins au début. Ne comptez pas sur quelqu’un d’autre que vous-même pour les démarches de création, d’assurance, d’ouverture de compte… la prospection de votre clientèle, la facturation, la comptabilité, le rangement, les relances sur les impayés… Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous avait pas prévenu ! Si vous avez bien tout ça en tête, éclatez-vous, le plus beau reste à venir !

Quand notre esprit nous manipule : Voyage au cœur des neurosciences, de la PNL et des sciences cognitives

J’ai envie d’écrire sur ce sujet depuis des mois, voire des années. Sommes-nous les impuissantes victimes d’un vaste complot intérieur, qui ne nous laisse que l’illusion d’un libre arbitre, pendant que des petites bêtes diaboliques tirent les ficelles ?

 

Plutôt que d’être dupé par les autres, le serions-nous avant tout par nous-même ? Pour m’être documentée sur le sujet, la réponse est incontestablement : OUI, si nous manquons de vigilance vis-à-vis de nous-même.

Mais qu’est-ce qu’elle raconte, celle-là, c’est quoi, ce charabia ? Rien à voir avec des visions cosmiques ou spirituelles, au contraire, mes conclusions sont basées sur des considérations on ne peut plus scientifiques. Un tas d’expériences montre que nous nous trompons nous-même, quasiment en donnant notre bénédiction, et ceci pour deux raisons principales : la flemme, et le besoin de cohérence.

La flemme, parce que nous préférons parfois opter pour des opinions toutes faites qui ne demandent pas de nous torturer le cerveau : « Emballé, c’est pesé ! ». Quitte à ne pas avoir bien cerné le sujet et à se voir rapidement pris en défaut face à un interlocuteur qui a plus approfondi le sujet que nous.

Le besoin de cohérence, parce que nous passons notre temps à prendre position sur tel sujet, telle valeur, telle vision du monde… Mais face à nos actes, souvent, notre inconscient se rend compte que nous ne respectons pas toujours nos propres préceptes. C’est alors qu’un mécanisme fabuleux vient à notre rescousse : notre psychisme va chercher une bonne raison pour expliquer cet écart, pour l’intégrer à notre système personnel. En résumé, plutôt que d’admettre et d’assumer un écart de conduite, nous allons le justifier et tordre le modèle, pour que nos actes rentrent dans les cases. C’est notre petit côté mauvaise foi… Sauf qu’à force, notre modèle ne ressemble plus à rien et manque cruellement de cohérence.

Voilà pourquoi nous avons parfois l’impression de faire partie d’une société en perte de repères, ou paradoxalement de plus en plus obscurantiste, car campée sur des positions arbitraires issues d’interprétations religieuses ou moralistes : en effet, il est souvent moins fatigant d’appliquer des règles sorties de nulle part, plutôt que d’appliquer une logique de raisonnement avec rigueur : cela demande de l’analyse, du recul, du discernement… un véritable effort.

Et si, à l’inverse, on se laissait juste un peu tranquille ? Après tout, la vie est un long chemin, jalonné de questionnements, de prises de position, mais aussi de changements de directions, d’incartades, de retours en arrière, et d’apprentissages qui nous font évoluer.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

 

Et si c’était ça, le précepte fondamental à suivre ? Car certes, nous avons besoin d’une ligne directrice, dont on peut ensuite sereinement s’écarter lorsque le contexte évolue ou que l’on a besoin de vivre autre chose. Un exemple ?

Je discutais avec une coworkeuse, qui travaille beaucoup avec l’univers du bien-être. Un esprit sain, dans un corps sain. Et elle me racontait une interview TV à laquelle invités et journalistes, tous impliqués dans le domaine de la vie au naturel, arrivent, qui avec un sandwich triangle acheté dans une station essence, qui avec un bon Big Mac ! Bah oui, et alors ? Premièrement, ce n’est certainement pas leur régime quotidien, sinon les séquelles seraient visibles à l’œil nu. Deuxièmement, quand bien même ça le serait, on peut envisager qu’une personne ne s’appliquant pas certaines règles de vie puisse néanmoins donner de bons conseils (bon, là, j’avoue, c’est pour la beauté de l’argumentation, mais j’y crois quand même moyennement).

Ah oui, j’ai oublié de vous dire : nous projetons aussi beaucoup trop d’attentes sur notre pauvre petit cerveau, qui fait ce qu’il peut. Pour vous expliquer tout ça, j’ai à nouveau recours à la traduction d’un très bon article (merci Franck !), paru en anglais sur le sujet, que je vous sers donc « as is ».

Your Body is your brain too, Scott Adams, 2 janvier 2017 – Traduction libre

Votre corps est aussi votre esprit

Nous, les humains, nous aimons catégoriser nos perceptions. Ca nous permet de simplifier nos échanges et notre classification des choses. Mais parfois, cette impulsion de mettre chaque chose dans une case devient un problème.

La plupart d’entre nous sont convaincus que nos cerveaux sont spéciaux, parce qu’ils constituent le cœur de notre conscience. Certains pensent que nos cerveaux renferment notre libre arbitre et notre âme. Nous croyons aussi que nos cerveaux sont d’une certaine manière un circuit fermé, qui génère nos pensées. Comme si notre cerveau produisait des pensées aléatoires et s’en débrouillait pour ensuite les convertir en actions incarnées. Le cerveau, ce petit organe spécial, réaliserait donc ses actions de manière isolée, en informant par la suite le reste du corps. En d’autres termes, nous classifions notre cerveau dans la case « cerveau ». Tout seul. Vivant sa vie.

C’est une énorme erreur.

 

Je vais vous expliquer pourquoi ce schéma du « cerveau spécial » comme filtre de compréhension est une des principales sources du malheur sur Terre. Dans ma vision du monde, connue sous le terme de « Moist Robot Hypothesis », littéralement : Hypothèse du robot humide (voir mon livre sur le sujet), les humains sont des « wet robots » conditionnés. Si vous ne faites par l’effort de vous conditionner vous-même, votre environnement ou d’autres que vous le feront. Heureusement, vous avez une interface utilisateur avec votre cerveau. Cette interface, c’est votre corps. Votre corps collecte des données entrantes de toute part, qui nourrissent votre cerveau et le programment.

Quels résultats obtiendriez-vous de votre ordinateur, si l’interface utilisateur répondait uniquement à des données aléatoires de l’environnement, comme le vent, la température, ou d’autres événements non planifiés ? Votre ordinateur serait inutilisable. Les données intégrées seraient elles aussi aléatoires et les données sortantes, sans valeur. C’est pourquoi nous considérons l’interface utilisateur comme une partie intégrante de l’ordinateur.

Votre cerveau est aussi un ordinateur. Mais nous pensons à tort qu’il contient sa propre interface utilisateur. Nous voyons notre cerveau comme une sorte de circuit fermé qui génère ses propres pensées, les traitent et produit des données sortantes qu’il envoie à notre corps. Cette perception de nous-même fonctionne correctement s’il s’agit de rester en vie ou de nous reproduire.

Et c’est tout ce que l’évolution nous demande. Si nous nous reproduisons, nous avons fait ce qui était nécessaire. L’évolution ne cherche pas à améliorer notre perception de la réalité.

Mais permettez-moi une suggestion quant à un nouveau point de vue sur notre cerveau. Mon postulat est que ce nouveau schéma vous donnera les moyens de programmer intentionnellement votre cerveau, plutôt que de laisser votre environnement le faire de manière aléatoire. Tout ce que vous devez faire est de considérer votre corps comme une partie intégrante de votre cerveau. Laissez-moi vous donner quelques exemples pour vous montrer à quel point cette vision est puissante.

Dans votre vision classique du monde, dans laquelle le cerveau contient sa propre interface utilisateur, vous ressentez souvent de la tristesse, de l’irritabilité, de la fatigue, de la colère, ou d’autres émotions négatives. Et vous vous sentez certainement incapable d’y remédier. Votre cerveau conditionne votre humeur (apparemment de son propre chef) et le reste de votre corps réagit simplement à cela, comme une marionnette sur son fil.

C’est la vision globalement partagée, et je constate à quel point elle peut se montrer débilitante. Elle conduit à une angoisse mentale continue, face à laquelle chacun se sent démuni.

Comparez cette vision avec ce que je nomme la Moist Robot Hypothesis, qui émet l’hypothèse que le corps est l’interface utilisateur de votre système cérébral. Et apportez à votre corps les bonnes stimulations pour reprogrammer votre cerveau.

Par exemple, vous savez d’expérience que lorsque vous avez faim, vous devenez désagréable. Mais à moins que vous ne soyez conscient de cette connexion entre corps et esprit (et souvent nous ne le sommes pas), il est facile de considérer que votre esprit crée de lui-même cette mauvaise humeur.

La Moist Robot Hypothesis retient que vous avez juste besoin de manger pour reprogrammer votre cerveau sur des pensées positives. Dans ce cas précis, votre système digestif joue le rôle d’interface utilisateur avec votre cerveau.

Je suis sûr que vous aurez noté que votre état mental est étroitement lié par votre régime alimentaire, votre activité physique, votre sommeil, votre activité sexuelle, votre niveau de stress et encore beaucoup d’autres facteurs. Et je suis certain que vous faites des efforts pour ajuster ces actions quand vous le pouvez. Mais si vous croyez que ces actions influencent simplement votre humeur, et pas vos pensées, alors vous ne cernez pas correctement la nature profonde de l’humain.

Et c’est le point clé à retenir :

L’origine de vos pensées est votre corps, pas votre esprit.

 

Personnellement, quand je ne me sens pas bien, je ne demande pas à mon cerveau de résoudre le problème seul. J’interagis avec mon environnement pour que mes pensées changent. Parce que je sais que mon corps est l’interface avec mon cerveau. Je ne laisse pas mon esprit divaguer seul au hasard. J’oriente mes pensées en ajustant mon environnement.

Par exemple, dès que je me sens tendu, je fais de l’exercice aussi vite que je le peux. C’est bon pour ma santé en général, mais je le fais spécifiquement pour transformer mes pensées négatives en pensées positives. Je fais la même chose avec le sommeil, l’activité sexuelle, le stress, et également mes choix d’activités ludiques. Je ne laisse pas de données négatives pénétrer mon cerveau via mon corps, et mon cerveau répond en ne produisant pas de pensées négatives. Je pousse le concept si loin, que je quitte une pièce lorsque le sujet de conversation abordé est négatif : je ne souhaite pas que mon interface utilisateur envoie ces impulsions à mon cerveau. Je ne m’excuse jamais lorsque j’adopte ce comportement. J’explique juste que je ne souhaite pas intégrer cette conversation à mon esprit, et je pars.

L’ancien moi pensais que mon cerveau était spécial, et qu’il allait penser ce qu’il devait penser. Malheureusement, ce qu’il a pensé durant ma vingtaine et ma trentaine constitue des souvenirs vraiment traumatisants, qui m’ont placé dans un état dépressif voire suicidaire continu. Aujourd’hui, mes pensées sont quasiment toutes positives. La principale différence est que j’ai appris à évincer les pensées négatives en agissant sur mon environnement. Je modèle mon corps avec un mode de vie sain pour qu’il se sente bien, et qui encourage les pensées positives. Et je nourris mon esprit avec des réflexions mentales complexes et passionnantes (souvent professionnelles) pour qu’il ne reste pas de place pour les pensées négatives. Le cerveau aime se concentrer sur une seule chose. Donc je m’assure qu’il se concentre sur ce que je décide. Je ne laisse jamais mon esprit s’aventurer en terrain dangereux. Quand je sens que cela arrive, je change d’activité ou je noie mon esprit avec des pensées plus fortes, qui ont une puissance émotionnelle supérieure.

Mes anciens traumas sont toujours ancrés dans mon esprit, mais je les ai atrophiés au point de les rendre inopérants. Ils n’ont plus aucun pouvoir sur moi.

Je réalise que le concept que j’explique est à la fois évident et radical. D’un côté, vous savez par expérience que vos pensées sont directement influencées par ce que votre corps expérimente. Mais parce que vous pensez malgré tout que votre cerveau est un vaisseau amiral hébergeant votre libre arbitre, votre conscience, votre âme, vous êtes tenté de croire que votre cerveau peut prendre ses propres décisions. Il ne peut pas. C’est un ordinateur qui répond à des stimulations. Donnez-lui les bonnes et vous en obtiendrez les résultats attendus. Et votre corps est l’interface pour ce faire.

Pour vous convaincre de la pertinence de mon schéma, faites l’inventaire des personnes qui partagent votre vie et qui ne sont pas heureuses. Demandez-leur ce qu’elles font pour combattre cet état. Rares sont celles qui vous diront qu’elles travaillent sur leur corps pour apaiser leur esprit.

Maintenant, faites l’inventaire des personnes les plus proches de vous. Estimez à quel point elles travaillent sur leur corps pour contrôler leur esprit. Une fois que vous avez identifié l’hypothèse, vous la rencontrerez partout.

Je viens de changer votre vie. Mais vous ne vous en rendrez compte que plus tard.

 

Lien vers la version originale

 

Voilà ! Ca vous a plu ? Comme d’habitude, je ne partage pas toutes les idées de cet auteur, mais je trouve sa thèse intéressante. Je n’ai pas su traduire « wet robots », éclairez-moi si vous le pouvez.

Et comme d’habitude, je suis preneuse de vos commentaires et de vos retours (maintenant, le blog le permet) !

 

Pour aller plus loin :

Daniel Kahneman, Thinking Fast and slow (existe aussi en version française, sous le titre : Système 1 / Système 2, les deux vitesses de la pensée)

Idriss Aberkane, Libérez votre cerveau

Coworking : hébergement, convivialité, business… Et tu veux pas 100 balles et 1 Mars, aussi ?

Pour beaucoup, un espace de coworking, c’est avant tout un bureau, une prestation d’hébergement. Pour certains, c’est aussi indissociablement lié à une ambiance, à de la convivialité. Mais de là à envisager qu’en plus, ça permet de trouver des opportunités business, alors là…
Et tu veux pas 100 balles et 1 Mars, aussi ??

En mai 2016, quelques mois après notre ouverture, nous avions publié un premier article intitulé : Opportunités business dans un espace de coworking : mythe ou réalité ? Le constat à l’époque était déjà prometteur. Si vous voulez le découvrir, c’est par ici.

Un an plus tard, nous nous sommes dit que ce serait bien de refaire le point. Pour cela, même méthode qu’il y a un an : quoi de plus parlant que le témoignage des coworkers eux-mêmes ?

La parole aux anciens

Parmi ceux qui ont trouvé chaussure à leur pied au sein de l’espace, il y a quelques représentants des promotions 2015 et 2016 du 50 Coworking.

Tout d’abord, Tristan Gaston-Breton, qui a rejoint l’espace en septembre 2016 :

« C’est entre le café du matin et le déjeuner, pris dans l’espace réservé à cet effet au 50, que j’ai cowodécouvert qu’il y avait, au coworking, des compétences répondant à mes besoins. Historien d’entreprises travaillant pour de grands groupes (Capgemini, Total, Pommery, Loxam…), j’avais besoin d’un graphiste susceptible de réaliser rapidement la maquette d’un ouvrage. Tel fut le point de départ de ma collaboration avec Elsa Lecoq, qui se livrait à son art en face de mon propre espace de travail. Engagé dans un renouvellement de mon offre, j’avais également besoin de repenser totalement mon site internet et de muscler ma présence sur les réseaux sociaux. L’agence Penrose, dont je croisais les fondateurs chaque matin, sut répondre à mes attentes. On entend dire parfois que les espaces de coworking accueillent de petites boîtes en phase de démarrage et sans référence. J’atteste du contraire. »

« Le coworking n’est pas une question de taille mais d’état d’esprit. »

« Aussi bien Elsa Lecoq que Penrose présentent toute l’expérience et toutes les références nécessaires. Ce qui les intéressent au 50 est ce qui m’intéresse moi-même : la possibilité de travailler en réseau sans alourdir inutilement ses frais fixes. Le principal atout que je tire de ces premières collaborations est l’importance de la proximité. Travailler avec quelqu’un qui occupe le bureau d’à-côté accélère les opérations et simplifie la gestion d’un projet. »

Comme vous l’aurez remarqué, les coworkers du 50 proposent leurs propres services, mais savent aussi collaborer entre eux pour agir de concert et ainsi élargir leur domaine de compétences.

Tout comme Tristan, Didier Grégoire, coworker depuis juin 2016, a mis plusieurs mois avant de collaborer avec ses voisins de bureau :

« Nous étions depuis plus de 9 mois à travailler côte à côte. Romain Luce et moi. Et puis, son
activité grandit, il a besoin de partager ses données sur réseaux. Et puis voilà qu’Envi’Energie décide de voler des ses ailes, ou du moins dans ses bureaux. A force de discuter ensemble, de tout et de rien, d’astuces informatiques, nous nous entendons sur l’achat de PC, d’imprimantes et de prestations d’installation, de configuration de réseau et d’infogérance. Romain accepte que je soutienne son infrastructure ! »

« La confiance et l’intérêt de l’un pour l’autre nous a amené à collaborer. »

« Je suis de mon côté plus enclin à lui rendre un service de qualité de par le fait que nous avons partagé quelques moments extraprofessionnels. Mon métier, c’est l’externalisation de proximité du service informatique, dans les boîtes qui montent. Cela tombe bien, non ? »

La parole aux nouveaux

Maintenant, les petits nouveaux, qui sont arrivés en 2017. Je vous promets que tout est vrai : nous n’avons pas de Marseillais au sein du 50.

Le premier témoignage est celui de Miguel Delgado, qui travaille pour Cogiway, éditeur SAAS spécialisé dans le Knowledge Management, et qui nous raconte à la fois son arrivée au 50 et sa première collaboration. Vous allez voir, il y a un lien :

« J’ai consulté le site web sur Le 50 le matin.fourmis 2

J’ai sonné spontanément à la porte l’après-midi.

Blandine m’a fait visiter et m’a présenté un coworker spécialiste en infogérance AWS
(Frédéric, associé de 6scaling).

Comme nous avions un besoin dans ce domaine et que son offre convenait, nous travaillons maintenant ensemble. »

Vous voyez, le lien ? C’est qu’en une seule journée, Miguel a appris l’existence du 50, a signé pour devenir coworker et a trouvé un partenaire stratégique pour son business.

Grosse journée.

Depuis, Miguel ne s’est pas arrêté là (il est là depuis 1 mois, quand même), puisqu’il a également fait appel à l’une de nos coworkeuses historiques, Catherine Potier, directrice artistique :

« Lors du barbecue annuel, j’ai demandé si dans l’espace du 50 il y avait un graphiste/animateur vidéo pour un POC de questions réponses en vidéo.

Catherine qui était présente a répondu que c’était dans ses cordes.

Nous travaillons actuellement sur la première vidéo démo du POC. »

Et oui, tout devient simple, au 50…

Enfin, Caroline Simon, fondatrice de WeAreBrainJuice, a elle aussi pu mesurer rapidement la force du réseau du 50. Son agence, qui propose de l’accompagnement stratégique et opérationnel en communication, a très vite fait l’objet d’une proposition :

travailler ensemble« Je me suis sentie bien immédiatement au 50 Coworking grâce à l’agencement du lieu, la lumière, la décoration, la fluidité de l’espace, et la convivialité des coworkers et de Blandine Cain, fondatrice du 50 Coworking.

Je me présente donc aux coworkers lors de ma journée découverte. Nous échangeons rapidement sur nos jobs et nos clients avec Elsa Lecoq, talentueuse graphiste.

« Après seulement 10 minutes au 50 Coworking, j’étais déjà mise en relation par Elsa avec un potentiel client ! »

« Je travaille d’ailleurs aujourd’hui comme consultante en communication pour ce client. »

Et Caroline rend déjà la pareille au 50, en nous proposant mardi prochain un atelier gratuit pour initier ses petits camarades à l’art de la subtile communication BtoB.

Le triple effet Kiss-Cool

Comme vous le voyez, les synergies sont souvent surprenantes, voire improbables. Après l’avoir pressenti, je peux désormais l’affirmer : ce sont souvent les métiers les plus éloignés les uns des autres qui s’apportent le plus.

Plus l’espace est ouvert et divers et plus les opportunités augmentent !

Enfin, au cas où ça ne vous soit pas encore venu à l’esprit : avez-vous comparé un espace de coworking avec des réseaux professionnels de type BNI ou associations de chefs d’entreprise ? Je ne dis pas que l’un peut remplacer totalement l’autre. Plus vous aurez de cercles différents, et mieux ce sera pour le développement de votre entreprise.

Mais le gros écueil des réseaux professionnels est de s’y consacrer d’une manièreCoworking2 disproportionnée à ce qu’ils rapporteront. Il est donc important de bien les choisir et de définir, puis de respecter, ses priorités et ses objectifs, en tenant compte de leur coût, du temps induit et de la profondeur de la relation, autrement dit, du niveau de confiance que vous pouvez prétendre y construire.

Dans un espace de coworking, vous payez pour un hébergement : c’est plutôt moins cher qu’un bureau classique si vous intégrez tous les coûts cachés (charges, abonnements, impôts, consommables, ménage…), et vous avez 2 bonus gratuits de premier ordre : la convivialité et le réseau !

Ensuite, vous mutualisez le temps passé à votre bureau et celui passé à réseauter : zéro temps supplémentaire !

Enfin, c’est une évidence, mais il est bon de rappeler qu’une relation de confiance se construit au quotidien : alors forcément, partager les mêmes bureaux que vos futurs clients, partenaires, prestataires… ça permet d’apprendre à les apprécier vraiment pour ce qu’ils sont avant de vous engager dans une relation professionnelle avec eux. Et c’est ensuite le luxe suprême que de travailler dans des locaux partagés !

Le temps est venu. Et c’est maintenant.

Passez au #coworking.

Adoptez la Feel Good attitude !

Comment ça, le contexte actuel est anxiogène ?? Moi, ça va ! Enfin, j’y travaille…

Et oui : j’ai adopté la Feel Good attitude. La QUOI ? Vous n’avez jamais remarqué que certains livres, certaines musiques, certaines activités… vous mettent la pêche ? Et bien il suffit de ne plus laisser de place au hasard et d’aller chercher ce qui vous fait du bien. Je ne parle pas des jus carottes-concombres, ni des cours de pilates : j’ai dit, se faire du bien ! Plutôt en mode Desperate Housewives ou Bridget Jones. Dans l’immédiateté, dans le tout-de-suite-maintenant, pas dans le long terme !

Alors voilà ma recette miracle pour l’entre-deux tours des élections présidentielles. Après, il sera toujours temps de reprendre les bonnes résolutions pour éviter l’AVC à 40 ans.

Apologie du cocktail

Quoi de plus divertissant et rafraîchissant qu’une fin de journée en terrasse, à hésiter entre un Mojito, un Ti-Punch et un Maï-Taï (mon préféré) ? L’idéal est de ne pas se prendre la tête à préparer tout ça soi-même, c’est beaucoup de travail et pas toujours réussi. Mieux vaut miser sur le professionnalisme des experts du domaine, à savoir un bar de quartier.

Cette option intègre nécessairement la présence de 3 ou 4 copines minimum pour ne pas passer pour une alcoolique.

PS : Marche aussi pour les hommes (remplacer dans ce cas le mot « cocktail » par le mot « whisky » ou « vieille prune » ou « Bordeaux », avec l’avantage notoire que la préparation est beaucoup moins longue et fastidieuse).

Allez, j’en profite pour vous donner quelques adresses incontournables pour ce genre de virées :

    • Vous êtes Parisien ? RDV à l’Octopussy dans le 17ème, vous serez forcément bien reçu par Gilles et Vincent, 2 ex-ESSCAïens qui proposent des soirées à thème et de la bière pressée maison.
    • Vous êtes Versaillais ? RDV au O’Paris, pub idéalement situé aux abords du Château, et qui accueille une clientèle internationale bon enfant. Il a l’avantage d’avoir une grande terrasse, vite remplie aux beaux jours.
    • Vous êtes Montfortois ? RDV au Café de la Poste, qui organise des soirées Cocktail tous les vendredis soirs, avec planches de charcuterie et de fromage, et parfois des soirées live.
    • Vous êtes Angevin ? RDV au Port de l’Ile à la sortie de la ville, avec un accès en bac. Enfin je dis ça, mais j’ai dû y mettre les pieds pour la dernière fois en 2003, j’espère que cette charmante guinguette avec pétanque et Pastis est toujours debout !
  • Vous habitez une autre ville ? Partagez vos bons plans en commentaire.

Et pour finir, rappelons-le pour les incultes (et les jeunes !), Cocktail est un des films les plus aboutis en terme de scénario et de BO dans la catégorie : Tom Cruise, idole des ados. Rien que pour ça, il faut en boire un en mémoire du bon vieux temps. Oui, toutes les occasions sont bonnes : en fait, c’est même le principe.

Mettez-vous en mode « Vacances »

Vous n’avez pas de congés avant le mois d’août ? Déjà, rassurez-vous : c’est le cas de beaucoup de gens. Donc, vous n’êtes pas seul(e).

Pour mieux le vivre (si on part du principe que vous ne pouvez pas changer de job pour faire un vrai truc qui vous passionne, auquel cas le temps vous semblerait beaucoup moins long, mais partons de ce principe) ; pour mieux le vivre donc, on vous propose de changer de bande-son. Vous connaissez les Beach Boys ? Evidemment. Vous avez déjà une de leurs chansons en tête, j’imagine ? Et bien figurez-vous qu’un vrai mouvement de la Feel Good Music a émergé, alors il n’y a qu’à l’écouter pour passer une bonne journée !

Voici quelques exemples :

Dans le même esprit, vous pouvez déjà acheter une réserve de Feel Good Books pour vos prochaines vacances, voire plonger le nez dedans dès maintenant. Vous allez voir, c’est très efficace pour s’évader (et moins nuisible pour votre foie que la première option). Leur point commun ? Souvent un titre à rallonge, fréquemment des thèmes plutôt graves abordés, mais la plupart du temps une méga happy end.

En voici un véritable florilège. Pour moi, la meilleure incarnation de ce style restera Ensemble, c’est tout d’Anna Gavalda.

Ils ne font pas nécessairement partie de cette catégorie, mais cette sélection de 15 livres pour l’été contentera certainement tous les styles de lecteurs.

Enfin, si vous êtes indépendant et que vous en avez assez de travailler seul de chez vous, le coworking est aussi une vraie bonne option à ne pas négliger pour vous redonner le moral.

Si vous habitez dans les Yvelines, profitez de la journée Portes Ouvertes qui a lieu le 15 mai prochain (inscription : blandine@le-50.fr). Vous verrez, vous vous y sentirez comme chez vous, en mieux : un cadre propice au travail, parsemé de gens comme vous qui vont bientôt devenir vos voisins de bureau, voire plus. Les Parisiens sont aussi les bienvenus pour une journée au vert : vous verrez, vous aurez l’impression de partir en vacances !

Soyez Green

Quitte à passer pour une bouseuse, je vous le dis : rien n’est plus reposant et salutaire en période de stress qu’une grande balade en pleine campagne ou en forêt. Je ne parle pas du Bois de Boulogne ou du Jardin d’Acclimatation, je parle de vrais grands espaces où on a la chance de se retrouver face à soi-même, solitaire, plus de 2 minutes consécutives.

Là encore, pas question d’en faire un effort spécial régime de pré-été, on vous a dit que le but, c’est de se sentir bien, de se faire plaisir !!! Alors oui, on peut toujours jeter un œil à son appli Santé sur son IPhone au retour : ça fait partie de la cure bonne humeur de savoir qu’en plus, on a parcouru 8 kms à pieds sans se faire violence.

Mais avant tout, on repère des sentiers jolis, bucoliques, on s’arrête pour caresser les chevaux, pour observer les rapaces, pour découvrir les fleurs toutes neuves qui envahissent les talus… Et on respire, et on se vide la tête. Ah oui, j’avais oublié : ça implique d’avoir mis son téléphone en mode silencieux au début de la balade, sinon vous prenez le risque de passer 2h à répondre à des appels parasites et de complètement perdre le bénéfice de la promenade.

Quand est-ce qu’on trouve le temps de faire ça, me direz-vous ? C’est vrai, j’ai la chance d’être mon propre patron depuis quelques années. Mais avant ça, je trouvais aussi des moments pour le faire. Parfois, en emmenant mon fils avec moi à la sortie de l’école (auquel cas, soyons honnête, on arrive à un point de zénitude légèrement inférieur), ou au contraire en le laissant 2h de plus à la garderie pour avoir un moment à moi. J’entends déjà les mamans parfaites dont parle Florence Foresti : je sais, je suis une mère indigne, mais c’est nécessaire à ma santé mentale.

Dans le prolongement de ces pistes, pour nos prochaines vacances, nous avons décidé de partir faire une randonnée en famille : je suis preneuse de vos bons plans, adaptés à un enfant de 6 ans (certes bon marcheur, mais quand même). J’espère que vous allez adopter la Feel Good attitude : à bientôt en forêt, au 50 Coworking, sur les réseaux ou… au bar 😉

Parce que l’avenir de la France va se jouer en 2017

Après avoir écrit cet article en octobre 2016 et avoir renoncé à le publier, de nombreux événements sont intervenus depuis et me poussent aujourd’hui à le faire. Pourquoi avais-je renoncé ? Parce que je ne me sentais pas légitime pour aborder ces sujets. Mais comme je le disais, tout a changé depuis : je pense maintenant que chaque citoyen doit s’emparer du calendrier électoral qui approche, et plus encore de la vie de la cité, en agissant. Je prends le risque de ne pas plaire à tout le monde. En même temps, je n’assène pas de vérité ni de dogme, je ne fais que poser des questions, suggérer de nouveaux points de vue et vous proposer d’y réfléchir, pour vous faire votre propre opinion, vous bousculer, vous inciter à vous positionner. Pour rester des citoyens éveillés, quelque soit votre point de vue. Il faut que votre voix soit ferme et qu’elle soit entendue. Engagez-vous, agissez !

L’année à venir me semble concentrer de nombreux enjeux, qui vont décider de notre avenir commun et orienter le chemin que va prendre notre pays. Je parle bien évidemment de l’élection présidentielle prévue en 2017, mais aussi de tous petits riens qui peuvent devenir un grand tout si nous, citoyens, nous mobilisons et faisons en sorte de construire des projets ensemble.

Un écolo au MacDo, ou comment éviter toute forme de schizophrénie

3j7p8-mcdonald_vertD’abord, nous devons arrêter de culpabiliser à tout bout de champs.

Dans les espaces de coworking, notre devise est souvent proche de celle du Mac Do : « Venez comme vous êtes ». Alors, sommes-nous finalement un produit de consommation directement issu d’une société marchandisée ?

La question mérite d’être posée, car nous sommes chacun remplis de paradoxes. Je prends mon propre exemple : je cherche à limiter mon impact sur la planète et à consommer local, pourtant je continue à boire du Coca… J’ai autour de moi des personnes qui font leurs courses dans les fermes bio alentours et arrosent leur jardin au Roundup, des pourfendeurs de l’exploitation enfantine qui commandent leurs fringues sur Internet à l’autre bout du monde, des adeptes de la méthode Montessori qui collent leurs gamins devant la TV pour acheter leur tranquillité…

Bref, je sais que je ne suis pas un modèle du genre. Je sais aussi que, toute pétrie de contradictions que je suis, je fais malgré tout (un peu) ma part. Où est-ce que je veux en venir ? Chacun d’entre nous doit s’engager à la hauteur de ses moyens, pour faire évoluer notre société dans le sens qui nous paraît juste, et surtout de manière pérenne et de façon enthousiaste. Pas de projet sans envie, sans passion, sans but.

chemin-bonheurQue me vaut d’être si optimiste ? En tant que gestionnaire d’espace de coworking, je croise chaque jour de jeunes entrepreneurs, des indépendants, des porteurs de projet… Tous ont renoncé au salariat. Chacun y a été de sa petite analyse personnelle de la loi Travail, mais aucun ne s’est senti concerné, car c’est ça, la société qui se construit actuellement : une société où une part de plus en plus grande de travailleurs décide de reprendre sa liberté, sacrifiant de ce fait sa sécurité et la régularité de ses revenus, mais gagnant au passage la capacité de travailler à son rythme, selon ses valeurs et à l’endroit qu’il a choisi. Bien sûr, c’est plus facile à dire qu’à faire et ça ne conviendra jamais à tout le monde. En tout cas, cette armée pacifique d’individus qui ont fait ces choix courageux constitue une part non négligeable des forces vives qui pourront demain aider à la concrétisation de milliers d’aventures et de projets qui feront la France d’après-demain.

A mon seul niveau, voici en quelques mois toutes les rencontres et idées qui sont arrivées jusqu’à moi (parmi beaucoup d’autres) : une bonne vingtaine de projets d’espaces de coworking, conduits par des collectivités ou des porteurs de projet privés ; de tiers-lieux de type résidence d’artistes, habitat collectif, ateliers collaboratifs, ou encore jardins partagés en permaculture ; de vente directe de produits agricoles ; de jumelage d’espaces de coworking, dont un avec le Québec ; et des contacts avec des associations professionnelles et de réseautage à foison…

Vous y voyez des utopies ? J’y vois l’avenir.

L’engagement citoyen comme une pierre à l’édifice

La culpabilité ou l’ampleur de la tâche ne doivent en aucun cas devenir des excuses pour ne rien faire. Les légendes et la réalité nous donnent assez d’exemples démontrant la puissance du « petit », du « faible », de l’ « anti-héros » dès lors que ce dernier fait preuve d’ingéniosité, sait convaincre et fédérer, pour ainsi devenir moins petit, plus fort et se faire finalement entendre. D’ailleurs, nous en avons eu une belle illustration récente dans notre région en réussissant à remettre en question l’ouverture d’un hypermarché (de plus) grâce à la mobilisation de tous les habitants. Reste maintenant à transformer cette énergie, pour que l’espace ainsi libéré puisse accueillir un projet qui ait du sens pour notre écosystème.

livre2s_0Le film Demain est un bel exemple de ces réussites locales, conduites par une poignée de citoyens d’abord, bientôt rejoints par une horde de nouveaux adeptes, adeptes non pas d’une idéologie, d’une religion ou d’un mirage, mais bien de la concrétisation sous leurs yeux ébahis d’une nouvelle forme de collaboration qui porte haut des valeurs comme l’autonomie, le collectif, l’espoir, le respect de l’environnement et des autres. Et le bon sens, surtout ! Comment imaginer que notre monde pourra aller mieux en espérant plus de croissance, plus de commerce international, plus d’inflation… Alors que justement, ce sont ces 3 facteurs qui nous tuent à petit feu.

Remettons les choses à leur place :

La croissance ? Ou comment continuer à surexploiter les ressources de notre planète et à surconsommer des produits et services dont nous n’avons pas besoin. Qui a dit que nous avions besoin d’une croissance soutenue pour aller bien ? Uniquement ceux qui regardent la dette publique comme un dilemme inextricable. Nous pouvons aussi faire d’autres choix, notamment de repenser totalement notre système bancaire et notre budget public, le premier en acceptant de rayer les ardoises et en envisageant des faillites, le second en revenant à une solidarité beaucoup plus locale et moins coûteuse.

Le commerce international ? Ou comment multiplier les transports de marchandises inutiles et maintenir une logique d’exploitation des populations les plus fragiles, plutôt que de redéployer une économie locale pérenne et juste économiquement. Cela ne nous empêchera pas d’accompagner le développement des autres pays du monde, ni d’échanger les produits qui sont réellement indisponibles localement, bien au contraire puisque nous n’aurons plus de conflit d’intérêt à le faire.

L’inflation ? Ou comment rentrer dans une logique macro-économique qui fait perdre de la valeur à notre monnaie, oblige les entreprises à augmenter leurs prix, pousse les consommateurs à demander des hausses de salaire, dans une course en avant qui ne sert que ceux qui spéculent avec l’argent des autres en misant sur une évolution totalement artificielle des cours mondiaux.

photo-8-paquerette-et-coccinelleAlors, que faire ? Repenser un monde simple et efficace.

Ne pas se complaire dans la victimisation, ne pas arrêter de vivre, ne pas passer son temps à se plaindre, mais proposer, faire, fédérer, pour que de nouveaux modes de consommation apparaissent, que des équipes se montent, que des projets naissent. Ce mouvement est déjà en marche, mais il reste confidentiel, et surtout il est dénigré par les médias et les candidats à la future élection, qui voient derrière ces tentatives une bande de doux-dingues révolutionnaires qui veulent avant tout aboutir au chaos et à l’anarchie. Arrêtons de croire en ces inepties, c’est tout le contraire. Je ne veux plus jamais entendre, comme cela a été le cas il y a quelques mois, un homme politique déjà jugé pour diverses affaires de corruption, inéligible pour plusieurs années, de retour comme tant d’autres, et qui ose m’asséner : « Je vois que vous êtes une adepte de la fumette, au revoir Madame… ».

Ne vous y trompez pas : les agitateurs et autres lanceurs d’alerte ne sont pas des urluberlus sans cervelle. La plupart ont fait de hautes études (même si ce n’est pas un pré-requis pour avoir du bon sens, soyons bien d’accord), savent de quoi ils parlent et connaissent les pratiques des grosses machines de notre époque de l’intérieur. Aucun intérêt pour eux à révéler leurs secrets : la plupart finissent sans ressource, black-listés de tous les réseaux, quand ce n’est pas en prison. Alors, sont-ils juste fous ? Convaincus par une vague théorie du complot ? Ou basent-ils leurs allégations sur de véritables preuves ? A vous d’en juger. En tout cas, il est bon de savoir que les procès en diffamation sont rares dans ces affaires, ce qui constitue un indice supplémentaire quant à la véracité de leurs propos.

L’engagement politique comme un porte-voix

Je ne veux plus que ces personnes nous représentent, encore moins qu’elles nous dirigent. Je ne sais pas encore pour qui je vais voter au printemps. J’espère encore qu’un candidat va émerger de la société civile : quelqu’un qui aurait déjà fait ses preuves, qui connaîtrait la vraie vie, qui aurait une vision pour la France, faite de petits pas et de grands idéaux. Charlotte Marchandise, de la Primaire.org, peut-être ? Si vous voulez en savoir plus, consultez son site.

fbcolibrisA titre personnel, je suis enthousiasmée par le mouvement Colibris, qui est certes orienté politiquement, mais qui a l’avantage de partager ses intuitions et ses enseignements sous la forme de MOOC gratuits de très bonne qualité, qui permettent ainsi d’essaimer des pratiques et de les valider à plus grande échelle. Et de fait, il semble que ces expériences soient concluantes ! Récemment, le mouvement a lancé Le Chant des Colibris, appel relayé par de nombreuses personnalités : je vous invite à le découvrir.

Je suis une grande débutante de la scène politique. Ce petit texte le démontre aisément. En tout cas, je vais m’impliquer de plus en plus dans les débats à venir, l’idée étant non pas d’imposer ma vision du monde, mais de faire réfléchir chacun de nous, pour que nous fassions notre part. Je pense aussi aux futurs électeurs, nos enfants, qui doivent vivre les yeux grands ouverts et aiguiser leur esprit critique.

Pour commencer, j’ai donc décidé d’intégrer l’équipe des élus de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Yvelines, au sein de la liste Yvelines EntrepriseS. Pour info, ce mandat est totalement bénévole. Si je me lance, c’est d’abord parce qu’on m’a sollicité, mais aussi parce que la CCI m’a bien accompagnée depuis le lancement de mon entreprise : il est donc logique que je rende la pareille en donnant de mon temps et de mon énergie bénévolement. L’un de mes principaux challenges sera d’accélérer considérablement le déploiement de la fibre au sein de nos territoires, qui constitue de mon point de vue la priorité absolue si nous voulons que des entreprises considèrent ces zones comme attractives. Cela me paraît un bon début pour ancrer les emplois durablement dans notre région et donc pour lutter efficacement contre le chômage, la désertification et les problèmes de transport vers Paris.

Evidemment, je m’exprime à titre tout à fait personnel à travers ce texte, et mes propos ne sauraient engager la CCI Versailles-Yvelines.

Conclusion

coussin-demain-je-me-leve-de-bonheurJe ne souhaite surtout pas vous influencer dans vos convictions et dans vos choix. Simplement, j’aimerais que chacun de vous, qui ira mettre son bulletin dans l’urne bientôt, le fasse en toute conscience, après avoir réfléchi à ce qui est le plus juste. J’espère sincèrement que vous ne voterez pas par défaut, mais positivement. Pour vous, et dans l’intérêt collectif.

Par ailleurs, si vous avez des projets ou des idées que vous souhaitez mettre en œuvre, passez nous voir au 50 Coworking : aujourd’hui et plus encore demain, nous souhaitons que cet espace soit le vôtre et celui de tout notre écosystème.

A bon entendeur,

Une simple citoyenne parmi tant d’autres

Voici enfin quelques références bibliographiques et liens si vous voulez éveiller votre esprit aux enjeux actuels :

Naomi Klein : Tout peut changer

Daniel Kahneman : Thinking, Fast and Slow (a priori une version française existe également)

Université des Colibris : Concevoir une oasis, Améliorer l’éducation, Découvrir l’agroécologie…

Le Top 3 de notre blog en 2016

Voilà un an que vous découvrez chaque mois un nouveau sujet traitant de l’univers du collaboratif (ou pas) sur notre blog. Il est temps de faire le point sur ce qui vous a plu !

Notre premier article est devenu un vrai best seller, avec 2600 vues. Les autres ne sont pas en reste. En voici un petit florilège… Il vous suffit de cliquer sur le titre pour accéder à l’article.

Top 1 : Le coworking pour les nuls

IMG_9112Avec l’engouement actuel autour du coworking, rien d’étonnant à cela… Redécouvrez cet article qui explique (en préambule) ce qu’est le coworking, qui en analyse le marché et les tendances, et qui dresse un tableau des critères à prendre en compte pour bien choisir le vôtre.

Top 2 : Comment bien choisir votre salle de réunion

Grande salle2_WEBC’est souvent un autre dimension d’un espace de coworking : les salles de réunion sont à la fois un outil mis à disposition des coworkers et une prestation proposée aux entreprises extérieures, pour un RDV client, une formation, un séminaire…, en-dehors de leur environnement habituel. Cet article vous permet de trouver la salle qui vous correspond le mieux, que ce soit dans un espace de coworking ou ailleurs.

Top 3 : Les 10 plaies de l’entrepreneur en France

Sur la troisième marche du podium, notre saga de l’été 2016 a fait recette : elle raconte par le menu toutes les étapes clés de la création de notre espace de coworking, et surtout ses difficultés (que de vraies expériences vécues !). Evidemment, la plupart des sujets sont applicables à toute création d’entreprise.

Les articles au pied du podium

Le fléau n°1 dans les espaces de coworking…

Mais de quoi s’agit-il ?

Le bruit !!!! Cet article décrypte cette problématique et propose quelques astuces pour mieux la gérer.

Comment j’ai échappé au burn-out grâce au coworking

Zone nomades Le 50 Coworking

Parce que les freelances et créateurs d’entreprise, mais aussi les salariés en télétravail, peuvent parfois se retrouver très isolés, cet article illustre comment le coworking peut enrayer ces cercles vicieux.

Opportunités business dans un espace de coworking : mythe ou réalité

JardinPlutôt que de faire de grandes déclarations pour vous convaincre des impacts positifs du coworking sur nos coworkers, cet article donne des exemples concrets (et chiffrés !) de collaboration.

Merci à vous, lecteurs réguliers ou ponctuels ! Nous espérons que la cuvée 2017 de notre blog vous plaira encore plus que la précédente.

Retrouvez tous nos articles sur notre site web. Si vous voulez les commenter, RDV sur notre groupe Facebook.

Le prix du gratuit

Notre monde est ainsi fait que désormais, nous autres consommateurs, citoyens, salariés… sommes habitués à disposer de beaucoup de produits et de services gratuits.

Vous voulez un exemple ? La multiplication des MOOC donne accès à des ressources intellectuelles quasi infinies, et gratuites pour la plupart. Dans un domaine connexe, c’est aussi le cas de nombre d’ateliers proposés dans des espaces de coworking.

Est-ce une aubaine et le signe que notre société se porte bien, ou au contraire un symptôme qui devrait générer de l’inquiétude ?

En tout cas, cette gratuité suscite 3 questions fondamentales :

    • Comment ces modèles pourraient-ils être pérennes s’ils ne sont pas sous-tendus par un modèle économique viable ?
    • Quelle est la valeur perçue de ce qui est gratuit ?
  • Quel est le vrai prix à payer derrière le gratuit ?

La pérennité des modèles gratuits

Dans plusieurs secteurs d’activité, et notamment depuis l’émergence de l’économie circulaire et collaborative, il arrive fréquemment qu’un modèle gratuit apparaisse, casse les règles du marché, s’empare ainsi de parts de marché significatives et passe ensuite progressivement à un modèle payant :

La première évolution consiste en un système d’options, conservant l’accès gratuit pour des fonctionnalités basiques et proposant des services additionnels payants (Le Bon Coin, qui devient payant au-delà de 3 photos par annonce ou encore MailChimp qui envoie gratuitement vos campagnes d’e-mailing jusqu’à 2000 destinataires), c’est ce qu’on appelle le Freemium ou encore l’In-app purchase (lorsque vous utilisez une application mobile gratuitement, mais débloquez ensuite certaines fonctionnalités en payant, pour certains niveaux de jeux par exemple).

La seconde évolution est la généralisation d’un modèle payant avec des tarifs qui restent abordables pour le plus grand nombre (Air BnB, qui prélève 3% de frais à l’hôte pour chaque réservation). C’est le cas de nombre d’applications mobiles (celles qui ont trouvé leur public en tout cas), qui ont créé et testé des usages en version gratuite, pour ensuite devenir payantes : l’industrie de l’app mobile représente aujourd’hui un chiffre d’affaires de 30 milliards d’euros par an au niveau mondial, soit quasiment autant que l’industrie du cinéma (source).

Dans le cas des MOOC, il s’agit également souvent d’un système à option, avec des cours et l’accès aux différentes ressources (documentation, forum…) qui restent gratuits et un certification final qui devient payant. Pour les ateliers en espaces de coworking, les lieux dont la communauté est friande de nouveautés accepte aujourd’hui de payer pour certains contenus : soit ils le font à « prix libre », auquel cas certains jouent le jeu et d’autres pas du tout ;-), soit l’offre se professionnalise lorsque ces ateliers peuvent s’apparenter à des formations en tant que telles (Mutinerie par exemple a créé sa propre School).

Quoi de plus louable que d’offrir cet éveil intellectuel au plus grand nombre ? Ou encore des produits alimentaires en libre-service dans les rues ? Oui, mais n’oublions pas que toutes ces initiatives ont un coût, indubitablement. Il est assumé par une association, une entreprise, une collectivité locale… qui a un intérêt à ce que ces pratiques soient diffusées. Il faut alors se poser la question des motivations de cette générosité : intérêt collectif ? fidélisation ? électoralisme ? marketing-produit ? lobbying ? désinformation ?? C’est une vraie question que vous devez vous poser quand vous intégrez un tel dispositif. Si l’initiative vous paraît réellement désintéressée, ou prône des valeurs collaboratives auxquelles vous adhérez, il n’en reste pas moins qu’il est toujours important de conserver du recul par rapport à ce qu’on vous y raconte et d’aller vous-même croiser les informations que vous recevez. A l’inverse, si vous avez l’impression d’avoir bénéficié d’un contenu de qualité, qui a répondu à vos attentes, il semblerait logique que vous en payez un juste prix : publicité en faveur du programme, mise en relation, don, investissement en temps…

Et pourtant… seuls 30 % des 15 / 25 ans se disent prêts à payer pour des images, 34 % pour de la musique et 40 % pour des jeux en ligne. Et après 25 ans, les volontaires pour ouvrir leur porte-monnaie sont encore moins nombreux : 23 % pour le cinéma en ligne, 18 % pour la musique et 28 % pour les jeux. A noter que toutes catégories d’âge confondues, les possesseurs de smartphones sont nettement plus prêts à payer que les autres pour toutes les activités précédentes (source). A méditer…

La valeur perçue du gratuit

pepiteMon dernier manager en entreprise m’aura appris une chose : « Ce qui est gratuit n’a pas de valeur ». A l’époque, j’ai trouvé ça très caricatural et assez contestable comme postulat. Mais aujourd’hui, en tant qu’entrepreneur, je peux vous le confirmer : donner sans contrepartie est souvent dévalorisé. Je ne dis pas qu’il ne faut jamais faire de « cadeau », mais dans le cas d’une relation professionnelle, il est logique que tout travail mérite salaire. Pas forcément en monnaie sonnante et trébuchante, cela peut être un échange de bon procédé : tu m’aides, je te rends la pareille. Tu me fais de la pub sur les réseaux sociaux, je t’envoie un prospect.

Encore un exemple : en tant qu’espace de coworking, on est sollicité très régulièrement par des porteurs de projet qui souhaitent eux aussi se lancer dans l’aventure. Dans la philosophie d’un secteur très open source, il est normal d’accueillir ces petits nouveaux avec bienveillance. Sauf que… Beaucoup viennent comme on va au marché : j’aurais besoin de votre business plan, votre bilan, votre plan marketing… merci, au revoir, plus de nouvelles. C’est ça, l’esprit collaboratif ? J’ai rapidement dessiné une offre propre à accompagner ces porteurs de projet, moyennent salaire. Et bien figurez-vous que ceux qui sont réellement sérieux dans leur démarche ne rechignent pas, dès lors que le tarif reste abordable, à investir pour leur projet : et ce sont eux qui donnent des nouvelles et qui deviennent ensuicollabote de réels partenaires de notre écosystème ! Consultez notre offre de conseil et de formation.

Autre exemple qui illustre bien la valeur donnée au gratuit : notre espace de coworking a souhaité soutenir Place à l’Emploi lors de la semaine organisée fin novembre 2016 en faveur des demandeurs d’emploi et de leur réinsertion professionnelle. A ce titre, 2 ateliers totalement gratuits ont été programmés : le premier comptait 5 inscrits. Finalement, seuls 4 se sont déplacés. Rappelé à l’heure de l’atelier, le 5ème ne se souvenait même pas s’y être inscrit. Le second atelier affichait complet, avec 12 participants inscrits, empêchant donc d’autres personnes intéressées de rejoindre l’atelier : finalement, seules 7 personnes ont fait le déplacement, 2 des absents n’ayant donné aucune nouvelle et 3 ayant décommandé le jour-même.

Un nouvel outil surfe sur cette difficulté : la plateforme NoMoNoShow propose aux organisateurs d’événements de gérer des inscriptions en ligne : si la personne participe effectivement, elle ne paie rien, par contre elle se verra débitée si elle n’est pas venue sans prendre la peine d’annuler à l’avance. Pas bête ?

L’idée est bien sûr de responsabiliser les bénéficiaires de ce foisonnement d’événements, qui ont tendance à s’inscrire à la légère à tout et n’importe quoi, sans même le noter parfois, et donc de ne pas s’y rendre ensuite, sans aucun scrupule pour l’organisateur qui aura prévu une intendance en fonction d’un nombre d’inscrits, parfois très éloigné de la réalité. Je sais que vous, lecteur, vous dites en ce moment : « Mais ça peut arriver d’avoir un imprévu de dernière minute ! ». C’est vrai… Mais pensez à la dernière fois où vous avez finalement annulé votre participation à un événement. Si, si, faites un effort… Dans 90% des cas, c’est de la grosse flemme, du genre « J’avais eu une grosse semaine, j’étais trop crevé… ». Typiquement, si vous prévoyez trop d’événements, vous êtes à peu près sûr de ne finalement pas vous rendre à la moitié.

Le vrai prix du gratuit

Vous devez l’avoir appris de vos grands-parents ou en regardant Once Upon a Time : tout a un prix. Quel est celui du gratuit ?

Plusieurs effets notoires sont incontestables : certaines industries ont beaucoup souffert et ont vu la diversité et la richesse de leur offre grandement diminuées par l’introduction de la gratuité : l’exemple de l’industrie musicale est éloquent. L’effet bénéfique malgré tout est qu’il a poussé certaines artistes à multiplier les concerts et les événements, qui deviennent aujourd’hui leur principale source de revenus, à défaut de vendre des CD.

Autre conséquence du gratuit : qui dit perte de revenus dit restrictions budgétaires et donc casse sociale. Les rédactions de la presse traditionnelle en savent quelque chose, ayant subi de plein fouet l’arrivée des journaux gratuits. On pourra évidemment leur objecter qu’ils n’ont pas su s’adapter aux nouveaux modèles de communication digitale, retard qu’ils essaient aujourd’hui de combler. Si le sujet vous intéresse, vous pouvez l’approfondir par la lecture de cet article.

donneesEnfin, un effet plus sournois et indirect du gratuit est le recueil de plus en plus chronique de données personnelles, en échange de l’accès à tel produit ou service. Qui n’a pas déjà rempli un questionnaire pour recevoir une contrepartie ? Vous êtes donc fiché, étudié, marketé, sollicité… Vous êtes devenu un prospect qualifié. Evidemment, rien ne s’y oppose, mais c’est bien d’en être conscient. Big Brother is watching you…

prenez
Alors, et vous ? Quel consom’acteur êtes-vous ? Aviez-vous conscience de tous ces effets du gratuit ? Et puis, il y aussi des choses qui de toute façon ne s’achètent pas… Je suis preneuse, comme d’habitude de vos commentaires sur les réseaux sociaux : Facebook, LinkedIn, Twitter.

Le culte du bonheur obligatoire menace nos lieux de travail – Article d’André Spicer, traduit de l’anglais par Blandine Cain (traduction libre)

Article d’André Spicer, traduit de l’anglais par Blandine Cain (traduction libre)

Certaines entreprises font tout pour que leurs bureaux soient fun, pour nous faire travailler plus. Mais l’attitude positive à tout prix a des effets contre-productifs.

Dans leur quête de rendre leurs salariés plus heureux, les entreprises, partout dans le monde, se sont attelées à installer dans leurs espaces de travail des équipements ludiques. Dans ses bureaux de Zurich, Google a mis en place des toboggans pour que ses ingénieurs puissent glisser d’un étage à l’autre. Le vendeur de chaussures en ligne Zappos encourage ses employés à se déguiser en leur animal favori certains jours. Il existe des sociétés américaines qui offrent à leurs équipes la possibilité de jouer aux ninjas d’un jour. Baby-foots, jeux d’arcade, figurines et scooters ont investi les bureaux. Et si vous pénétrez dans les locaux d’Inventionland, vous pourriez vous croire dans une aire de jeux pour enfants : les espaces de travail ressemblent qui, à un bateau-pirate, une cabane perchée ou une chaussure géante.

Les tentatives des entreprises pour que leurs salariés soient heureux de passer de plus longues heures au boulot ne s’arrêtent pas là : Tony Hsieh, DG chez Zappos, est réputé pour boire des shots de vodka avec ses employés pendant certaines réunions. Chez Expedia, élu cette année comme le lieu de travail le plus agréable au Royaume-Uni, a conçu ses bureaux londoniens comme une boîte de nuit avec boissons à volonté, espaces détente et simulateurs de F1.

Dans The Wellness Syndrome, le livre écrit par André Spicer et Carl Cederström, les auteurs ont étudié la fascination croissante pour le bonheur au travail. Ils ont découvert une industrie montante pour les « fun-sultants » qui offrent leurs conseils pour favoriser l’esprit positif au sein des équipes. Des entreprises comme Zappos ont commencé à embaucher des Chief Happiness Officers : des responsables du bonheur.

Les recherches dans le domaine de la positivité au travail explosent également.

Malgré tous ces efforts, le travail « craint » toujours autant.

Si l’on en croit une étude récente de la London School of Economics, le lieu dans lequel on se sent le moins bien est encore et toujours le lieu de travail. Il existe un seul lieu qui nous fait nous sentir encore plus mal – malade au lit.

L’injonction d’être heureux au travail est téléguidée par l’un des plus vieux clichés du mode d’emploi du parfait DRH : un travailleur heureux est un bon travailleur. Comme le démontre William Davies dans son livre The Happiness Industry, cette idée a infusé les théories managériales depuis les années 30. Pourtant, des décennies de recherche sur le lien entre satisfaction des salariés et productivité font état de résultats peu probants.

Certaines études prouvent que des étudiants ayant assisté préalablement à un spectacle de stand-up vont être plus performants ensuite dans le repérage d’erreurs dans un texte, par rapport à ceux qui n’y auraient pas assisté. A l’inverse, une autre étude, menée par une grande enseigne de la distribution au Royaume-Uni, a conclu que les magasins dont les employés étaient les moins satisfaits par leur travail obtenaient la meilleure productivité et étaient les plus rentables.

Le bonheur au travail peut être positif dans certains métiers – notamment ceux qui impliquent du relationnel client où cela aura un impact positif sur les clients eux-mêmes -, mais certains indices tendent à penser que le bonheur pourrait devenir néfaste dans d’autres. Une étude, par exemple, a identifié que la mauvaise humeur pourrait fournir de meilleurs résultats que la bonne dans un contexte de négociation. De même pour la capacité à démasquer une arnaque.

Si le bonheur au travail ne va pas toujours dans le sens de la productivité, est-il néanmoins positif pour chaque individu ?

Ce postulat n’est pas toujours confirmé non plus.

Le diktat du bonheur impulsé dans les entreprises vient interdire d’autres émotions : colère, tristesse, anxiété ou incertitude – toutes les composantes de l’environnement de travail contemporain –. Ce tabou implicite des émotions négatives peut ainsi inhiber émotionnellement les salariés. Plusieurs études récentes montrent que l’expression des émotions, tant positives que négatives, est importante, particulièrement lorsque l’on est confronté à des expériences difficiles.

Donner une place à toutes les émotions au travail peut aussi se révéler positif pour la santé de l’entreprise toute entière. Une récente étude l’illustre parfaitement avec l’analyse de l’échec du fabricant de téléphones mobiles Nokia. En 2007, l’année du lancement de l’iPhone, Nokia était le leader mondial du secteur. Les informations relatives à cette sortie d’Apple étaient massives, et auraient pu permettre de la contrecarrer.

Pourtant, l’entreprise finlandaise a lourdement investi dans le système opérationnel Symbian pour son projet de smartphone, qui ne fonctionnait pas correctement. Les cadres intermédiaires de l’entreprise le savaient, mais ils avaient peur de partager ces mauvaises nouvelles avec leur hiérarchie. On leur avait donné pour consigne : si vous voulez que votre département soit maintenu, soyez positifs et donnez-nous de bonnes nouvelles.

Parce que les cadres dirigeants ne recevaient que les bonnes nouvelles, ils ont mis longtemps à identifier le problème, et encore plus à mettre à niveau le système Symbian et à lancer un smartphone digne de ce nom. A ce moment-là, Apple et Samsung avaient inexorablement dépassé Nokia. Aujourd’hui, Nokia ne fabrique plus de téléphones portables.

bureau-atypique

Vouloir constamment exprimer du positif peut conduire à ce que le bonheur nous échappe.

Ce point a été illustré dans une étude dans laquelle des psychologues ont demandé à deux groupes de réaliser une activité qui rend habituellement les gens heureux – regarder un film où quelqu’un gagne une compétition de patinage. Ensuite ils ont testé à quel point cette expérience les avait rendus heureux. Avant de regarder cette vidéo, le premier groupe avait lu un texte expliquant pourquoi il était important d’être heureux et d’avoir une attitude positive ; l’autre groupe n’avait pas lu ce message.

Les psychologues ont découvert que le second groupe montrait plus de signes de bonheur après la vidéo que le premier. Cela suggère que l’injonction exprimée d’être heureux à tout prix nous en éloigne, même si nous faisons l’expérience de situations qui rendent logiquement heureux.

Vouloir être heureux au travail est normal. Mais être poussé à paraître heureux au travail est perturbant. Si des entreprises voulaient vraiment rendre leurs salariés heureux au travail, alors elles arrêteraient probablement les clowneries de bureau et réfléchiraient à des actions moins visibles.

Une première étape pourrait consister à laisser leurs collaborateurs travailler de chez eux une partie du temps. Une étude expérimentale a, cette fois, établi que le travail à domicile augmentait à la fois la satisfaction et la productivité du salarié.

Une seconde action pourrait être de ne plus interrompre le travail par toutes sortes de demandes secondaires incarnées par des e-mails à rallonge, des formulaires administratifs ou des « activités de bonheur obligatoire ».

Une étude de chercheurs de la Harvard Business School a démontré que les travailleurs se sentaient plus satisfaits au travail les jours où ils étaient en mesure de se concentrer sans interruption et donc de voir progresser leur travail de manière visible.

Enfin, supprimer l’incertitude intrinsèque à certains environnements de travail peut avoir des effets notoires sur le bonheur au travail. Durant son travail conjoint avec Mats Alvesson, André Spicer a évalué plusieurs projets de restructuration et de conduite du changement, qui ont finalement pour résultats de faire certes apparaître quelques étoiles montantes parmi les managers, mais surtout de générer une grande déception des équipes et de s’accompagner d’honoraires mirifiques de consultants.

Les organisations hiérarchisées peuvent-elles rendre leurs employés heureux, sans toboggans et sans shots de vodka ? Réfléchissez à deux fois avant de lancer vos projets d’entreprise…

Retrouvez l’article dans sa version originale.

Plutôt que de vous proposer une réflexion personnelle ce mois-ci, j’ai donc choisi de partager cet article pour son point de vue décalé, qui se place à contre-courant de l’arrivée massive de Chief Happiness Officers au sein de toutes les entreprises qui se veulent sympas et motivantes pour leurs collaborateurs. Personnellement, je ne partage pas tous les postulats de cet article, mais je pense qu’il nous faut effectivement être vigilant pour ne pas tomber dans une caricature pré-formatée de ce que doit être l’ambiance au travail. Mon avis n’est pas définitif,  je réfléchis encore et je suis preneuse de tous vous commentaires !

Depuis ma lecture de cet article et ce petit travail de traduction, je suis aussi tombée sur un nouvel article qui revient sur le cas de l’entreprise Zappos et sur ce qui ressemble à l’échec de son management holacratique : à lire également pour une mise en perspective d’un sujet connexe.